Mon amour, mon frère,
Né de la même chaire
Corps exquis dans la douleur
Corps mort, plein de rancœur.
Ma langue suit les chemin sur ta peau
Tu me sert, broyant mes os;
Doux comme la violence,
Du parfum de l'enfance.
Ange aux ailes noires, sales,
Déchire ma peau, je n'ai pas mal.
Ode au sang impure, suintant
La passion d'antan.
Ode aux larmes,
Aux cris, à la guerre sans armes
Que l'un contre l'autre nous menons
Et si peu utile au fond
Ton corps exquis, mon amour
Pleine de méfiance, j'en fait le tour
Si frêle dans tes bras
Lorsqu'on s'enfonce dans tes draps
Brûlant de nos combats sans fin;
Je ne suis qu'une poupée dans tes mains
Ton corps mort
Abandonné au mauvais sort
A gardé ce même goût rance
Après tant de siècles d'errance
Mon frère nos corps calciné,
N'auront de cesse de s'aimer.
This entry was posted
on 10:10
and is filed under
Les Corps Exquis
.
You can leave a response
and follow any responses to this entry through the
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
.


